Cette journée avait pourtant démarré comme toutes les autres, sauf à un léger détails. Lorsque j'ouvrais les yeux pour faire face au monde réel et sortir de ma léthargie, Gray ne se trouvait pas devant moi. Me demandant où est-ce qu'il pouvait bien se trouver et me disant qu'il était surement à la douche. J'allais voir, malheureusement pour moi, je n'entendais ni le bruit de l'eau coulant, ni la douce voix de Gray dans la salle de bain. Il n'était pas là, et ne se trouvait visiblement pas dans la maison. Mais où est-ce qu'il avait bien pu passer ? Je me le demandais, tournant et tournant sans cesse à travers les pièces de notre appartement. Ne sachant trop que faire pour me divertir ou bien faire tout simplement passer le temps en attendant que Gray revienne. Mais les minutes défilaient à une vitesse extrêmement lente, et j'avais presque l'impression que cette journée serait sans fin pour moi. Après avoir pris mon petit déjeuner seul, ainsi que ma douche tout autant en solitaire, je décidais dans mon désespoir de laisser reposer mon corps sans volonté sur le matelas du lit. Regardant le plafond, j'y voyais sans cesse le visage de l'homme qui faisait chavirer mon cœur, et un sourire innocent vint s'inscrire sur mon visage, mettant presque fin à mon ennui puisque mon esprit étant en proie à une pensée heureuse et gaie. Soudainement, je sentis mes paupières se fermer tout doucement, et ainsi la fatigue me gagner progressivement. Je sombrais alors sans m'en rendre compte dans le royaume des songes sans limites. A travers ce rêve, j'entendis des cris d'effrois, un sourire macabre qui accompagnait un rire démoniaque et au milieu de tout ceci. Je me tenais debout, à mi-chemin entre la tristesse et la folie. Je ne comprenais rien à ce qui se passait, quand soudain, je vis mon moi onirique me parler d'une voix et d'un sourire sadique.
"Viens à nous... douce princesse des temps oubliées..."
Suite à cette phrase, j'entendis à nouveau un rire se dégager de mon double surement maléfique. Et de cela s'en suivit mon réveil très brutal, puisque je me surpris moi-même à sursauter et ainsi tomber au sol et m'écraser la tête en bas. Je me relevais et tentait tant bien que mal de faire disparaître ma douleur, ou au moins l'apaiser en frottant ma main sur mon crane. Mais à travers cette douleur, une question persistait toujours dans mon esprit. "Que signifiait ce rêve ?" Quelque part je me suis dis qu'il s'agissait seulement de mon extension imaginaire qui poussait mes rêves un peu trop loin dans le délire. Mais dans un autre sens, je ne pouvais y croire tant que cela. Car je me souviens encore parfaitement du sourire, ainsi que du rire qu'avait poussé mon moi de ce songe qui m'était permis de voir à travers une folie passagère de mon être. Mais tout cela me faisait penser que Gray n'était toujours pas rentré, et qu'il était déjà 12h00. Je commençais sérieusement à m'inquiéter pour lui, et me demandait où est-ce qu'il avait bien pu passer. Saisissant alors le double des clés de la maison, je sortis de celle-ci et fermais la porte à clé derrière moi. Je m'aventurai alors dans la grande ville, à la recherche de celui qui faisait battre mon cœur à une vitesse impressionnante. Je ne savait vraiment pas où chercher, ni par où commencer. Je laissais seulement mon regard se balader et analyser de droite à gauche, fixant de temps à autres des personnes dont le visage m'intriguait, comme cet homme qui m'apparut un dixième de seconde. Il portait simplement un masque blanc sur le visage et paraissait plutôt grand, portant aussi une cape d'une blancheur incroyable. Je me frottais alors les yeux, me demandant si je n'avais pas rêvé cela, ou même halluciné.
"Cela devait juste être mon imagination..."
Tentant de ne pas trop faire attention à cela, mais gardant toujours l'image encrée dans mon esprit, je continuais d'avancer à travers les rues. Ayant presque oublié la raison principale de ma venue ici, à savoir rechercher Gray dont la disparition m'inquiétait énormément. Dans ma recherche, j'eus toujours l'envie de revoir ce personnage si étrange que j'avais cru voir auparavant. Il m'était apparut si mystérieux, mais en même temps j'avais comme le sentiment que j'avais été le seul à avoir été autorisé à le voir, comme-ci j'étais un privilégié. Un sentiment vraiment difficile à décrire, mais pour si happant pour la pauvre âme artificielle que je possédais. D'ailleurs, au fond, je ne savais toujours pas ce dont était constitué mon âme, ni à qui elle appartenait par le passé. Car je l'avoue, je crois en la réincarnation, ainsi qu'en certains concepts ésotérique dont je n'aime pas vraiment faire part puisque je ne connais toujours pas l'origine de mes croyances, ni de ma fascination pour ce genre de sciences. Soudainement, je sentis mon ventre gargouiller et réclamer famine. Cédant à son appel j'achetais un sandwich pour me restaurer brièvement et faire passer ma faim. Continuant ensuite ma route à la recherche de la même personne, je sentis mes jambes lâcher tout à coup et mon corps basculer en avant pour tomber. Mais lorsque je repris mes esprits, je ne tombais pas, et la rue dans laquelle je me trouvais était tout simplement vidée de tout son monde. Et je me retrouvais tout seul au milieu. Regardant tout autour de moi pour y chercher au moins une seule personne, je ne trouvais pas la moindre vie pouvant me renseigner sur ce qui était en train de se passer.
"Mais... mais où est-ce qu'ils sont tous passés ? Pourquoi est-ce que les rues sont désertes tout à coup ?"
Cette question me trottait de plus en plus en tête, aussi surprenant que cela puisse paraître, je m'étais retrouvé tout seul au beau milieu de nul part. Au départ je recherchais seulement une seule personne, et à présent c'était toute une population. Vraiment très étrange, et ce même pour le mystique que j'étais. Sans que je ne puisse m'en apercevoir réellement, mon visage s'était tourné en direction de la forêt qui était comme orné d'une ancienne porte Japonaise. Comme intrigué et fasciné par cela, j'avançai vers celle-ci sans vraiment en comprendre la raison véritable. Je me sentais comme happé par cela, c'est tout et rien de plus. Plus je me rapprochais de cette entrée, et plus mon regard se vidait de son émotion, il devenait bientôt vide et sans intérêt. Mes gestes se firent instinctifs et immédiat, comme-ci une autre personne que moi commandait tout mes mouvements ainsi que mon corps. Sans attendre plus longtemps, ma main passa à travers la porte et changea subitement de teinte. Elle devint plus mâte, et les doigts de ma mains se firent plus fins et raffinés, comme ceux d'une élégante jeune femme. Continuant ainsi mon avancement dans ce qui semblerait à présent être un étrange vortex me donnant une nouvelle forme, je laissai ensuite pénétrer ma seconde main, et vit quelle devint exactement comme l'autre, c'est à dire celle d'une femme. J'aurai pourtant dû avoir peur à ce moment-là, mais seulement rien n'en était. Un pas, puis deux, et finalement tout mon corps se fondit dans la porte et j'entrais alors tout entier dans la forêt. Malgré le fait que j'avais déjà une apparence extrêmement efféminé, je ne pouvais m'empêcher de penser que quelque chose de nouveau avait naquit en moi. Touchant alors ma poitrine, je remarquai quelle était devenue réelle, et non pas celle d'un simple travesti comme je le suis normalement. Et puis ma verge avait disparut et laissait place à un vagin. En voyant, tout cela je ne pouvais m'empêcher de rougir atrocement, n'arrivant plus à réfléchir correctement.
"Qu'est-ce que cela veut dire ? Je suis... je suis devenu une femme ?"
Et puis, le plus troublant resta ma voix, malgré mon ton aigu anormale d'homme, je pouvais très nettement constater la différence de teinte. Je possédais dés à présent la voix d'une vraie femme. Observant mon accoutrement, je l'analysais avec insistance, et remarquais assez rapidement que je ne possédais plus les mêmes vêtements. Ce que je portais ressemblais à un étrange Kimono rouge très léger qui avait l'air de m'aller et que j'avais étrangement l'air de porter depuis très longtemps. Le plus mystérieux dans tout cela, ce fut sans aucun doute le katana que je portais dans mon dos. Avec intrigue, j'en dégainais la lame qui était rangée dans le fourreau et l'analysais pour finalement passer mon sur le plat pour en constater l'authenticité. Effectivement, ce katana avait été forgé par de grands artisans et possédait un tranchant très aiguisé. Mais pourquoi est-ce que je portais une arme comme celle-ci sur moi ? Rangeant ainsi la lame du katana dans son fourreau, je continuais ma marche à travers la sombre forêt sans en comprendre moi-même la raison de ma venue. J'observais celle-ci et je remarquais la présence presque essentiel de bambou tout autour. Soudainement, j'entendis à travers la noirceur et le calme des bois, des rires silencieux retentir. Au départ je ne les entendais pas très distinctement, mais quelques instants suffirent pour qu'ils se fassent suffisamment fort à mon écoute. Malheureusement, cela ne me suffit pas à déterminer leur origines, et je restais perdue à essayer de les repérer à travers ma propre intrigue ainsi que mon début de peur. Plus cette peur faisait surface en moi, et plus les gémissements que j'entendais se faisaient intense et forts. J'aurai normalement dû fuir et prendre mes jambes à mon cou pour essayer de gagner la sortie de cette forêt où je m'étais aventurée. Mais je ne pouvais, non seulement car j'étais vraiment trop attirée pour je ne sais quelle raison vers un endroit totalement inconnu, et de deux car je ne me rappelais à présent plus du chemin menant vers la grande ville. Soudainement, j'entendis les rires se faire toujours plus intense, pour finalement se faire entendre juste derrière moi. Dans un réflexe de crainte, j'empoignai le garde mon katana et me retournai dans un mouvement brusque, pour finalement constater que rien ne se trouvait dans mon dos et que ma peur était tout simplement injustifiée.
"Mais alors ? Aurais-je halluciné ? Tout ceci n'est que le simple résultat de ma paranoïa ?"
Je me retournais afin de reprendre ma route, quand à ma grande surprise, je vis des ombres se tenir devant moi. Comme semblant m'observer, ils se mirent à rire et révélèrent à nouveau ces fameux gémissements que j'avais entendu plus tôt. Je compris assez vite qu'ils en étaient à l'origine depuis tout ce temps. Mais malgré cela, je ne pouvais exprimer une quelconque peur, ni même en ressentir. Je n'en comprenais pas la raison, pourtant ils pourraient me tuer à tout moment, ou même me capturer et m'emprisonner dans un royaume inconnu. Je restais pourtant toute droite à face à ces entités dont l'étrangeté n'avait d'égal que l'indifférence de ma crainte. Dans cette ambiance, où seul les rires et les gémissements étaient perspectives, je sentis mes lèvres remonter tout à coup et ainsi, un sourire se dessiner sur mon visage. Mon indifférence avait laissé place à une folie qui venait de s'emparer de moi pour finalement voir apparaître sur mes lèvres, un sourire diabolique que jamais je n'avais fait. Jamais auparavant je n'avais ressenti ce sentiment de puissance supérieur, cette impression que je suis au dessus de toutes ces forces qui devraient normalement me terrifier plus que tout. Je levai alors mon visage vers le ciel et remarquais que la nuit était déjà tombée, la pleine Lune était présente, ou plus particulièrement, la Lune rouge était présente dans le ciel noir. Après avoir observé sur une longue durée l'astre rouge du ciel, je baissais alors à nouveau le visage et remarquais sans grande surprise que les entités avaient disparut, emportant avec elles leur rires macabres qui avait su éveiller quelque chose d'inconnu en moi. Sans trop y prêter attention, je repris ma route vers une destination encore inconnue. Tout était calme et plat, quand tout à coup, je vis là se dresser devant moi, un homme à la carrure bien étrange. Je ne pouvais voir son visage, car il portait sur le visage un masque de pivert, mais il avait déjà dégainé son katana et était en ce moment même en train de me foncer dessus avec la ferme intention de me tuer. D'un simple réflexe de survie, je sortis également le mien de mon fourreau et l'utilisait dans le but de me défendre de son coup qui fut pour le moins très brutal. Dans son mouvement, cela se voyait qu'il avait beaucoup d'expérience ainsi que de longues années de pratiques. Mais qui était-il réellement, et que cherchait-il à obtenir de moi ? Il fit un léger bon en arrière et ré-attaqua en tentant de me porter un nouveau coup eu flanc gauche, je réussis à l'éviter en bondissant également en arrière pour éviter son coup. Me cognant alors contre un arbre, je fus légèrement sonnée. Je repris mes esprits suffisamment tôt pour remarquer qu'il était en train de me donner un coup d'estoc qui j'esquivais en roulant à droite. Je me relevais, analysant chacun de ses mouvements, et remarquais avec étonnement qu'il ne tentait à présent plus de m'attaquer. Mais se contentait simplement de me regarder sans bouger.
"Mais qui es-tu ? Et que je cherche-tu à obtenir de moi en m'attaquant de la sorte ?"
L'être ne répondit pas à ma question et se contenta d'empoigner son arme à deux mains et entama une nouvelle charge. Me plaçant en position de défense rapide, je fus comme subjuguée quand je le vis soudainement disparaître devant moi, pour ré-apparaître juste sous mes yeux. Le coup qu'il me donna avec son arme fut suffisamment fort pour me faire perdre mon katana des mains et faire en sorte qu'il aille se planter dans le tronc d'un arbre non-loin. Quand à l'homme qui était mon adversaire, il me fit un croche-patte et me plaqua au sol en me maintenant les deux mains liées afin que je ne puisse les bouger. Et pour que je ne puisse bouger mon corps, il se mit sur moi et se servit de son poids pour m'immobiliser. Il approcha ensuite son visage masqué du mien et me regarda avec toujours les mêmes yeux dessinés. Mais malgré que cela n'était qu'un simple dessin, je me sentais très bizarre à la vue de ce masque. Petit à petit, je sentis mes forces me quitter, je n'avais plus l'énergie suffisante pour me débattre, ni même pour me lever. C'était vraiment très étrange. Mais le plus mystérieux fut sans aucun doute qu'à l'instant où l'être retira son masque, il m'était impossible de voir son visage. Il m'apparaissait comme une silhouette ronde et noir. Mais pourtant, lorsqu'il approcha ses lèvres des miennes pour m'embrasser, je sentis très bien son contact et n'avait pas la force pour y résister. Lentement, il mit un terme à ce baiser en détachant nos lèvres, il descendit ensuite son visage et se servit de ses mains pour défaire mon kimono afin de laisser nue ma poitrine assez bien développée. Il vint alors lécher celle-ci passionnément, et de cela se suivit un gémissement involontaire de ma part. Je ne pouvais y résister et me laissait totalement aller à me faire lécher par cette personne dont je ne connaissais tout juste que le style de combat, ainsi que les lèvres soyeuses et agréables. Il saisit alors ma poitrine à pleine main et commença à la sucer avec envie, ceci me fit gémir d'une manière encore plus sensuel que d'habitude. Jamais auparavant je n'avais exprimé une telle voix de mon être. C'était tout nouveau pour moi. Rapidement, l'homme descendit ses lèvres le long de mon corps jusqu'à atteindre ma culotte qu'il retira tout doucement, me laissant ainsi assister à ma déchéance. J'avais déjà commencé à mouiller à mon plus grand malheur, et cela vint alors s'aggraver lorsque je sentis un doigt de l'être venir s'infiltrer dans mon corps pour commencer un mouvement lent de va et vient en moi. Je ne pus que pousser des gémissements répétitifs, témoignant du plaisir si intense que je ressentais, mais tout à la fois de la grande peur qui s'était emparée de moi. Je fermais alors les yeux, pour mieux profiter de cet instant, mais en même temps pour ne pas avoir à regarder cette scène qui me glaçait tout simplement le sang.
"Non... arrêtez, mais c'est si bon... non, arrêtez, continuez ! Han, han !"
Je ne savais plus quoi penser, le plaisir qui m'envahissait avait complètement brouillé toute forme de jugement par rapport à ma situation actuelle. Je voulais qu'il continue et qu'il ne s'arrête que lorsque ma jouissance se fera sentir, mais d'un autre côté je ne voulais pas jouir des mains d'un parfait inconnu. J'avais quelque peu honte, mais de toute manière je ne pouvais qu'y céder car il m'avait paralysé et voué à la tentation du sexe. Au bout de quelques instants, il stoppa ses gestes et retira ses doigts de ma fente, mettant fin à mon plaisir. Je le regardais alors, intriguée de savoir ce qu'il lui prenait d'arrêter en plein milieu. Puis, dans ma vision, je vis une espèce de bosse se former devant moi. Celle-ci se transforma en longue tige qui était toute arrondie au bout. Je ne comprenais pas de quoi il s'agissait et tentait de l'analysait du mieux que je pouvais dans ma situation. Ne pouvant pas me lever, je pouvais seulement légèrement relever le visage, ainsi que les yeux pour observer avec insistance cette étrangeté. Finalement, après quelques secondes à regarder cela, je compris ce dont il s'agissait. C'était le sexe de l'homme qui avait poussé. A présent ses intentions étaient clairs, il désirait me pénétrer à l'aide de cette longue verge. Ma peur s'empara alors de moi, tandis que l'homme s'approchait tout de mon corps, ou plus particulièrement de mon intimité avec la ferme intention d'y fourrer son sexe. Je le regardais avec dégoût et peur, mais cette dernière se faisait tout de même plus présente que la première. En cet instant, je souhaitais me relever et courir à toute jambe à travers la forêt pour échapper à cet homme. Ou si cela n'était pas possible, juste me relever, récupérer mon katana et lui planter dans le cœur autant de fois qu'il en sera nécessaire pour le tuer une bonne fois pour toute afin qu'il cesse ses agissements sur ma personne.
"Je vous en supplie... n'introduisez pas ce sexe en moi, je ne veux pas... s'il vous plait !"
Ignorant totalement ce que je venais de lui dire, et ne me répondant pas, il me pénétra alors de sa verge et commença de longs mouvements de va et vient. Étrangement, je ne sentis aucune douleur, ce qui signifiait que je n'étais pas vierge. Par contre, ma peur, ainsi que mon dégoût du viol que je subissais en l'instant, eux étaient plus présent. Mais rapidement, l'appel du plaisir qui rapidement monta en moi me fit oublier toute notion de peur, et très vite, je m'abandonnais à ce bonheur divin que je ressentais grâce à ce sexe en moi qui ne cessait de s'agiter avec force et vigueur. Le corps de l'homme vint se coucher sur moi et il accéléra soudainement ses mouvements, rendant mes gémissements toujours plus forts et intense. Je ne désirais maintenant plus qu'une chose, qu'il me fasse jouir et crier comme jamais je n'avais crier. Je me sentais très étrange, mais tout à la fois je me sentais vraiment bien et je ne souhaitais plus sortir de l'étant dans lequel j'étais actuellement. Au court de cette relation sexuelle, quelque chose s'éveilla dans mon esprit. J'avais comme l'impression d'avoir oublié quelque chose de très important. Une chose que jamais je n'aurai dû perdre dans les temps anciens. Pour l'instant, je ne parvenais pas à mettre la main dessus, mais c'est lorsque l'homme jouit en moi et par la même occasion me fit jouir et crier mon plaisir à travers la forêt que ma mémoire refit surface. Se retirant alors de ma fente dans un long gémissement, l'homme se mit debout et droit devant mon corps. Je compris assez vite que je venais de retrouver la mobilité de mes membres, ce qui me permit de me lever à mon tour. Et lorsque ceci ce fut, l'être se mit à genoux de moi, comme pour implorer sa reine. Heureusement, je venais de retrouver la mémoire ainsi que tout mes anciens souvenirs, enfin, plutôt certains on va dire.
"Relève-toi Lilium... tu es un valeureux guerrier à mes services !"
Celui-ci m'obéit et se releva, il me laissa ensuite entendre sa voix assez masculine et forte en prononçant mon nom.
"Princesse Rosa... quelle joie de vous revoir parmi nous, je pensais ne jamais sentir votre doux parfum, ainsi que vous lèvres si soyeuses..."
Dans un élan d'arrogance et d'indifférence à ses paroles, je laissais voler mes cheveux écarlates et très élégants. Symbole de ma puissance infinie, puis j'avançais vers l'arbre dans lequel était venu se planter la lame de mon katana. Je le tirais alors de là pour finalement le ranger à nouveau mon fourreau où il sera dans aucun doute beaucoup mieux. Puis je retournais vers l'homme qui m'avait appelé par mon nom de l'époque ancienne, pour ainsi lui lancer un regard impérieux. Petit à petit mes nouveaux souvenirs firent à nouveau surface dans ma mémoire, je retrouvais le nom des deux autres compagnons qui accompagnaient autre fois Lilium lors de nos guerres. Me souvenant à peine de leur noms en l'instant, je lui en fis part en lui demandant leur position actuelle.
'Dis-moi... où se trouvent Tulipa et Typha ?"
"Je suis là Princesse Rosa..."
De cette voix rauque suivit une secousse au sol, j'eus à peine le temps de lever les yeux vers le ciel pour constater que le géant et colosse Typha qui était autre fois mon compagnon le plus bourrineur se trouvait juste en face moi. Il portait toujours son énorme masse rouge à bout de bras et était tout sourire et presque les larmes aux yeux. Je lui lançai alors un regard souriant également, mais arrogant et solennel. Comme pour lui faire comprendre qu'il devrait éviter d'être trop émotif comme ceci. Cela me paraissait de plus en plus étrange de me souvenir aussi facilement de tout ceci. Je restais la même âme, j'avais toujours les mêmes souvenirs de ma vie originelle, mais pourtant j'avais aussi la mémoire d'une ancienne vie que je ne vis plus aujourd'hui et qui pourtant maintenant refait surface. Aucune peur ne se dégagea de cela, ni même un sentiment d'étrangeté. J'avais presque l'impression d'être rentrée chez moi, là où j'habitais réellement depuis tout ce temps. Je regardais toujours le colosse et m'apprêtais à lui dire deux mots. Mais malheureusement pour moi, je n'eus même pas le temps de parler qu'une seconde voix se fit entendre. Celle-ci provenait de derrière moi et était beaucoup pour sensuelle et folle que la mienne et celle de ces deux-là.
"Vous m'avez appelé... je viens jusqu'à vous Princesse Rosa... ou plutôt est-ce vous qui venez jusqu'à nous ?"
Sans que je ne puisse répondre ou même prononcer une syllabe ou un son, je fus comme tirer en arrière par un contact que je ne connaissais que trop bien. Je regardais alors ce contact qui semblait être des mains et vit quelles étaient intensément noirs et griffues. Je sentis alors une ettreintes et me retrouvait alors contre le corps de celui qu'on appelait par le passé Tulipa. Je me rappelais dans ma mémoire originelle avoir croisé son visage dans ces ruelles de la ville. Oui, c'était bien lui, maintenant je m'en souviens. Je le regardais sans rien dire, ni rien faire. Quand soudainement, un sourire mignon et affectueux se dessina sur mon visage. Et ma main vint alors se lever pour venir caresser le masque du combattant, ma caresse se fit douce et tendre. A un tel point que je vis une larme couler sur le masque de l'homme pour finalement venir s'écraser au sol. Je continuais de le regarder et finalement lui lançais quelques tendres mots.
"Tulipa.. toi aussi tu es là, je suis si heureuse de tous vous revoir après tant de temps passée loin de vous."
"Veuillez m'excuser très chère princesse... mais l'heure des retrouvailles ne sera pas pour tout de suite, en effet nous vous avons appelé jusqu'à nous pour que vous puissiez nous débarrasser d'un groupe d'être venus d'un monde inconnu et dont seul le sang noble pourrait venir à bout."
Sans que je ne puisse en être avertie d'avantages, les ennemis dont venait de parler Tulipa se présentèrent à nous sous la forme des entités que j'avais croisé précédemment dans la forêt. L'homme en blanc me lâcha alors et tous les combattants se mirent en place. Mais étrangement ils n'avaient pas l'air d'être parés pour le combat, mais plus pour m'y entraîner toute seule. Incertaine de moi sur le coup, j'avançais alors vers les entités noirs et empoigna le manche de mon katana pour ainsi en sortir la lame de son fourreau. Sans même crier gare, je donnais le premier coup sur l'une des créatures qui disparut aussi tôt sans même qu'il n'y ait de sang. Le second ne tarda pas à sentir le métal de mon arme, ainsi que le troisième. Quand j'eus tué la quatrième, je sentis soudainement le cinquième venir se coller dans mon dos et ne plus me lâcher. C'est alors que Lilium lui donna un coup de katana pour m'en débarrasser. Une fois qu'il fut au sol, je n'eus plus qu'à lui donner le coup de grâce pour le faire disparaître. Je lançais alors un remerciement à mon compagnon d'arme, et continuais ce pour quoi j'étais présente en ces lieux. Quand tout les ennemis furent anéantis, je comptais ranger mon katana, quand sous mes yeux apparurent les cadavres morts d'habitants ayant vécu ici. Mais pour une raison qui m'échappe, aucune goutte de sang ne coulait de leur corps sans vie. Je compris assez vite que ces corps représentaient les entités que je venais de tuer les uns après les autres. Ce que je venais de faire était tout simplement ignoble et impardonnable, à un tel point que je mis mes mains sur ma tête pour commencer à crier et exprimer toute ma folie et ma peur d'avoir commis un tel acte. Je n'arrivais toujours pas à réaliser cela, et je vis à travers mon regard apeuré que Tulipa était en ce moment même en train de sourire, accompagné des deux autres.
"Nous t'avons conduis là où nous souhaitions Princesse Rosa..."
Je ne compris pas vraiment ce qu'il venait de dire, me manipulait-il avec l'aide de ses deux complices ? Je n'en avais aucune idée. Mais à travers ces mots, je voulus répondre, mais un contre-temps m'en empêcha. Soudainement, sans que je ne puisse m'en apercevoir, je me retrouvais avec mon corps masculin au beau milieu des rues de la ville avec tout les habitants en train de marcher librement. Tout d'un coup, je me demandais si tout ceci n'était pas qu'un simple rêve que j'avais fait dû à ma trop grande fatigue ces derniers temps. N'arrivant pas à comprendre le fameaux de cette histoire, je décidais de rentrer chez moi. Et une fois là-bas, je retrouvais finalement Gray qui lui aussi était présent. Avec tout ça j'en avais presque oublié que je le cherchais partout. J'étais rassuré de voir qu'il était sain et sauf et pouvait enfin me détendre tranquillement en évitant de trop penser. Mais c'est alors que dans le regard de Gray, je vis un sourire ainsi qu'un masque invisible se dessiner. J'entendis ensuite un rire qui me glaça le sang. Et finalement la réalité prit le dessus sur ma folie et je vis tout simplement Gray me lancer un ravissant sourire amoureux comme il en avait l'habitude, je ne pus que lui rendre le même.